Coquelicots, bleuets et papillons...

Publié dans Environnement

Pelouses tondues au millimètres ou prairies fleuries colonisées par les papillons et insectes de tous bords?
Talus calibrés et nus ou accueillant d'essences indigènes et variées, Eden de la petite faune?
Haies mono-spécifiques ou verger d'essences fruitières anciennes de nos régions?
Le Port autonome de Namur met tout en oeuvre pour déplacer les habitudes vers une nouvelle gestion des espaces verts des entreprises.
Pari tenu?

Sur le site de Seilles, le port autonome plonge dans l’aménagement végétal et la gestion différenciée.
Pas courant…

Le site industriel de Seilles est, ma foi, bien étrange…
Il est composé d’une alternance d’entreprises de tous secteurs et de toutes tailles, de zones d’habitat, de terrains libres et même d’un site classé. Toutes des caractéristiques peu enclines à se rencontrer sur le même terrain.

Comment faire alors pour donner un petit air intégré et agréable à l’ensemble ?
Comment agir pour que les entreprises jouent la carte d’une intégration paysagère ?
Quel chemin doit-on emprunter pour qu’elles créent un milieu propice à l’accueil de la faune et de la flore et prennent ainsi la route du développement durable ?

Le Port autonome de Namur s’est penché sur le sujet.

Aussi, une volonté d’aménagement paysager a été mise en place et des fonds ont été débloqués pour concrétiser cette volonté. Le site a été examiné à la loupe et des zones prioritaires ont été déterminées afin de lancer un projet pilote effectif pour cette année.

Ainsi, au terme de la réflexion menée, une succession d’aménagements sont mis en lumière. Des talus ont été plantés de nombreuses essences indigènes feuillues. Une place est donnée aux couvres-sol fleuris et non linéaires. Des clôtures sont avantageusement agrémentées de plantes grimpantes. Les grandes zones engazonnées habituellement tondues avec force de temps, d’utilisation de carburant et de nuisances sonores seront converties en prairies fleuries. Parfois ces prairies accueillent l’implantation d’arbres fruitiers de variétés anciennes. Les fruits charnus y auront la part belle : cerises oubliées, pommes de nos aïeux, poires du terroir et prunes indigènes s’y mélangeront bientôt en une délicieuse salade de fruit.

Pour que chacun puisse apprendre de ces zones, des panneaux didactiques doivent encore être installés. Ainsi, les prairies fleuries et les essences fruitières anciennes n’auront plus de secret pour les habitants et promeneurs.

Nombre de papillons et autres petite faune sont déjà vunus s’installer dans ces zones réaménagées et les promeneurs et voisins peuvent déjà tirer profit de ce projet.

La part du P.A.N. dans ce projet se situe dans la plantation et l’entretien la première année. Le projet ne pouvant perdurer que si les entreprises s’engagent, avant plantation, à entretenir leurs végétaux. 

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